Petit rappel historique

1920 : « Loi réprimant la provocation à l'avortement et à la propagande anticonceptionnelle ». L a loi stipule que l'avortement est un crime passible de 6 mois à 3 ans de prison, la contraception est également interdite.

1942 : le gouvernement de Vichy accentue la gravité du délit en en faisant un crime contre l'Etat et la race. Des sages femmes et des infirmières sont condamnées aux travaux forcés. Ces lois sont abrogées à la Libération.

1956 : Marie-Andrée Lagroua-Weil fonde avec Evelyne Sullerot l'association La maternité heureuse, avec l'idée que la contraception est un moyen de lutter contre l'avortement. L'association deviendra le Mouvement Français pour le Planning Familial, en 1960 .

1967 (28 décembre) : Lucien Neuwirth fait voter une loi qui abroge les passages de la loi de 1920 pénalisant la contraception.

1968 : publication de l'encyclique Humanae vitae de Paul VI. Le Nouvel Observateur publie le manifeste des 343 femmes qui déclarent avoir avorté.

1975 : la loi du 17/01/1975 dite Loi Simone Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (ivg) est votée à l'essai pour cinq ans.

1979 : la loi est reconduite (Loi Pelletier).

1982 : la loi du 31/12/1982 relative au remboursement de l’IVG non thérapeutique et aux modalités de financement de cette mesure est votée.

1993 (30 janvier) : la loi Neiertz crée le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse (elle vise les commandos anti-IVG).

2001 : Modifications de la loi Veil-Pelletier par Martine Aubry : allongement du délai légal de l'interruption volontaire de grossesse de dix à douze semaines de grossesse. La nouvelle loi permet également aux femmes mineures non émancipées de faire une demande d'interruption volontaire de grossesse sans le consentement de l'un de ses parents ou de l'un des titulaires de l'autorité parentale. Il est également inséré au code de l'éducation un article prévoyant une information et une éducation à la sexualité (art.22).