La Fédération protestante de France et l'IVG

Le débat, des années 60 aux années 90, au sein des Eglises, Oeuvres et Mouvements membres de la Fédération protestante de France.

Dès 1964 …
L’Eglise réformée de France formule son avis sur la question du contrôle des naissances après que le « Planning familial » ait été créé. La même année, l’hebdomadaire protestant Réforme fait paraître un article de Madame Francine Dumas : L’Avortement : il faut en parler.

En chemin vers la loi Veil

La Fédération protestante de France prend officiellement position sur la question de l’avortement en 1971.
En 1972, l’assemblée générale de la FPF, réunie à Caen vote une motion afin d’alerter l’opinion public française sur la non application de la loi sur la contraception
En 1973, la FPF publie un nouveau texte que le pasteur et théologien André Dumas, très impliqué dans le combat pour le droit à l’IVG présente au Garde des Sceaux.
En 1975, La Fédération protestante de France publie La sexualité. Pour une réflexion chrétienne.

Cinq ans plus tard la loi est réexaminée par le parlement

En mars 1979, L’assemblée générale de la Fédération protestante de France se saisit de la question de la révision de la loi Veil.
En mai 1979, le Mouvement Jeunes Femmes publie le communiqué suivant.
En septembre 1979, à l’occasion du réexamen de la législation de 1975 au Parlement, la majorité du Conseil de la FPF demande la reconduction des principales dispositions de la loi Veil.
La même année, l’Association médico-sociale protestante consacre son colloque annuel à la question de l’avortement, colloque dont la théologienne protestante France Quéré rend compte dans le Réforme du 28 Avril.
Le théologien protestant Roger Mehl livre, dans Le Monde daté du 23 novembre 1979, Le point de vue des protestants.

Les années 1990

En 1990, la FPF est conduite à publier un communiqué de presse dénonçant les actions des « commandos anti-IVG » qui occupent, à l’occasion de manifestations parfois violentes, les centres hospitaliers qui pratiquent des IVG.
En 1994, interpellé par les Eglises et la société sur la question de l'interruption volontaire de grossesse, le Conseil de la Fédération Protestante de France demande à la Commission d'Ethique de dresser un bilan de la situation en France.