Fiche

Titre : Permaculture, la voie de l’autonomie
Edition : France, 2019, 1 h 08
Réalisation : et scénario : Carinne Coisman et Julien Lenoir – Attaché-e-s de presse : Stéphane Ribola et Valéria Ciezar – Distribution France : Jupiter Films.

Interprétation :

documentaire

Auteur

Carinne Coisman est une réalisatrice et scénariste française qui a travaillé dans les médias et qui a réalisé son premier documentaire par conviction et militantisme. Julien Lenoir est également un réalisateur et scénariste français qui a co-réalisé ce documentaire.

Résumé

Les auteurs ont parcouru par voie terrestre 30.000 kilomètres, essentiellement en Asie, ont traversé plus de dix pays à la recherche des expériences de permaculture. Ce documentaire nous présente ce qu’est la permaculture et comment, en ville ou à la campagne, on peut la mettre en pratique car ses moyens d’action sont simples et accessibles à tous.

Analyse

Ce documentaire est passionnant car il nous montre qu’un autre monde est possible et nous donne les clés pour y parvenir, à l’exemple de nombreux êtres humains qui, dans des pays particulièrement voraces en énergie, comme l’Inde ou la Chine, trouvent des modes de vie équitables et durables. La permaculture ne se confond pas avec l’agriculture biologique, même si elle l’inclut. C’est une méthode globale, qui conçoit des systèmes qui s’inspirent de l’écologie et de la tradition. Elle repose sur trois piliers, l’être humain, la nature et le partage. En cela elle n’est pas une méthode figée mais s’adapte à chaque environnement, à chaque culture humaine et à chaque écosystème. Elle concerne tous les domaines de la vie, construction, jardinage, agriculture, énergie, relations humaines, solidarité, et met en œuvre toutes les idées créatrices pour une agriculture durable, très économe en énergie, respectueuse de la nature, des êtres humains et de leurs relations réciproques. C’est tout un mode de vie que montre très bien ce film plein d’espoir, même si les expériences sont encore à une petite échelle. Les auteurs nous font comprendre, avec beaucoup de pédagogie que chacun à son niveau peut tenter une telle aventure en mettant en place de petits projets vers une autonomie pour abandonner les énergies fossiles, se soustraire aux géants de l’agroalimentaire, que ce soit dans un jardin particulier, à l’échelle d’une communauté ou, par exemple, sur les toits des immeubles à Berlin. C’est une véritable éthique qui va permettre aux individus de créer leur propre environnement dans le respect du vivant, végétal ou humain. Les auteurs, par des exemples très concrets, nous font espérer qu’un éveil est possible et que peut-être un jour, nos enfants ou arrières-arrière-petits-enfants ne vivront pas dans le monde que l’inconscience de leurs aînés s’apprête à leur laisser.
Marie-Jeanne Campana